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jeudi 1 mars 2012

Conservation de la faune : l'ONU renforce la lutte contre le braconnage des éléphants en Afrique

Des mesures drastiques ont été prises après l'abattage de nombreux animaux protégés, dont l'éléphant, dans plusieurs pays africains

Le secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), John Scanlon, s'est dit fortement préoccupé, le 28 février, par ces tueries dont l'exemple le plus frappant s'est déroulé récemment au Cameroun.

D'après la CITES, quelque 450 éléphants ont été tués au cours des dernières semaines dans le parc national de Bouba-Ndjida, au nord du Cameroun. Ils auraient été abattus par des groupes de braconniers venus du Tchad et du Soudan au cours des dernières semaines. L'ivoire des défenses serait échangé contre de l'argent, des armes et des munitions utilisés dans les conflits dans les pays voisins.

« Cet incident récent de braconnage d'éléphants à grande échelle reflète une nouvelle tendance que nous avons observée dans plusieurs États qui abritent une faune importante. Les braconniers disposants d'armes sophistiquées déciment des troupeaux d'éléphants, souvent en toute impunité », a indiqué John Scanlon dans une déclaration.

Le programme de surveillance du braconnage des éléphants a révélé que le nombre d'éléphants tués de façon illégale a augmenté en 2011, a ajouté le secrétaire général de la CITES. Ce pic du braconnage est une grande préoccupation non seulement pour le Cameroun, qui est membre de la Convention, mais également pour l'ensemble des trente-huit pays qui abritent des éléphants.

Pour tenter de remédier à ce fléau, John Scanlon a désigné Ben Janse Van Rensburg, de la CITES, coordonnateur du soutien aux pays de la région. Il travaillera avec les partenaires de la CITES, tels que le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, qui regroupe Interpol, l'Organisation mondiale des douanes, l'Office des Nations Unies pour la drogue et le crime et la Banque mondiale.
Notons qu'un pic de braconnage a été constaté dans tous les pays d'habitat naturel des éléphants. L'ivoire illégal qui a été saisi dans le cadre de ces braconnages provient de toute l'Afrique. Cette réalité la nécessité d'adopter une approche nationale, régionale et internationale pour assurer la conservation de l'éléphant africain.

                              Par Jrang An@go.

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