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vendredi 16 mars 2012

Jean-Jacques Bouya : « La route Pointe-Noire - Brazzaville sera finie d'ici trois ans ! »

Photo : Jean-Jacques Bouya 


Le délégué aux Grands travaux est très optimiste : Pointe-Noire - Brazzaville par la route n'est plus qu'une question de mois. En outre, les travaux de la route Sibiti-Zanaga ont désormais repris leur cadence normale

C'est l'une des interrogations qui restait dans les mentalités de beaucoup de Niariens : à quand la fin des travaux de la route Sibiti-Zanaga ? Bien lancés par le président de la République en personne, ils ont connu une sorte de piétinement donnant lieu à maintes spéculations, toutes privilégiant le pire. Pour Les Dépêches de Brazzaville, Jean-Jacques Bouya a levé les équivoques : aucun recul, aucune volte-face. Le piétinement constaté sur le tronçon Sibiti-Ibé est simplement causé par des problèmes techniques qu'il explique de la manière la plus limpide.

Il explique que le Congo poursuit sa modernisation par un projet très ambitieux basé notamment sur l'industrialisation et les infrastructures telles que tracées dans le programme politique du chef de l'Etat, le Chemin d'avenir. Cette modernisation se fait à travers les infrastructures de base nécessaires. Et pour tenir l'objectif de parachever une telle politique d'ici à 2025 et en faire le bilan, il ne faut tolérer ni pause ni sur-place. La route Pointe-Noire - Dolisie sera la route du développement du Congo. « Elle devrait s'achever dans les trois années à venir », assure Jean-Jacques Bouya. « Après avoir remporté la bataille mythique du Mayombe, rappelle-t-il, ce qui reste des axes routiers vers Brazzaville et vers Zanaga est plus aisé techniquement. »

« Au moment où nous inaugurions le tronçon Pointe-Noire - Dolisie (décembre 2011 - Ndlr), nous étions déjà bien avancés vers Nkayi et Madingou. Nous avons mis en place quatre sections qui fonctionnent de manière indépendante. Sur les plateformes Loudima et Nkayi, 40 km de route ont déjà été stabilisés ; ils n'attendent plus que le revêtement, c'est-à-dire la partie la plus facile. Une base-vie a été installée à Madingou et les choses se passent très bien. D'ici trois à quatre ans maximum, nous atteindrons Brazzaville », a affirmé Jean-Jacques Bouya.

Le délégué aux Grands travaux est revenu sur le début d'inquiétude qui commençait à gagner la Lékoumou à propos du retard pris par les travaux de la route préfectorale Sibiti-Zanaga. Il se montre rassurant et très technique. « Le piétinement, explique-t-il, est dû à la mise en place de la couche d'enrobée par rapport au type de roche que nous avons rencontrée sur place. Chaque fois qu'une entreprise nous présentait une formule, celle-ci se révélait peu concluante ; nous avons dû en essayer plusieurs. Aujourd'hui, c'est chose faite. Nous avons trouvé la bonne formule et le revêtement peut commencer. Les choses ici aussi vont aller très vite. Les 50 premiers kilomètres Sibiti-Ibé vont être livrés très prochainement », a-t-il indiqué.

D'une manière générale, la délégation aux Grands travaux, qui n'est vieille que d'une dizaine d'années, entend tout faire pour tenir les délais là où elle est engagée. Les grands défis de l'eau, de l'électricité, du chemin de fer et de la route restent, mais la volonté est intacte d'en venir à bout pour la satisfaction des besoins des Congolais. « D'ailleurs, fait noter Jean-Jacques Bouya, les Congolais peuvent déjà palper du doigt les premiers résultats de cette volonté. Et dans un tel contexte, le partenariat avec les Chinois, ou avec tous ceux qui voudront nous tendre la main, précise le délégué aux Grands travaux, se poursuivra dans la logique du gagnant-gagnant. »

« Dix ans, explique Jean-Jacques Bouya, c'est l'âge d'un enfant. Il fallait mettre en place les structures, les adapter aux réalités du pays, lancer les projets structurants. Il faut inclure dans ces durées les années d'études, la recherche des entreprises et des partenaires, les financements aux niveaux bilatéral et multilatéral. Tout cela prend du temps avant d'aboutir à la réalisation des grands ouvrages. Notre ambition est de faire en sorte que le Congo soit un couloir, pas un goulot d'étranglement qui empêcherait le passage d'Alger au Cap. Ce pari est sur le point d'être gagné avec la route Pointe-Noire - Brazzaville », a conclu Jean-Jacques Bouya.

                             Par Jrang An@go.

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