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mercredi 21 mars 2012

BEAC : le taux de croissance du Congo projeté à 5% en 2012

L'institution bancaire estime que la situation macroéconomique nationale s'est traduite en 2011 par une croissance économique de 5,6% contre 9,5% l'année antérieure
L'annonce a été faite le 19 mars au cours de la réunion du conseil national de crédit, couplée avec la session ordinaire du comité monétaire et financier de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

Il a été relevé que le repli de la croissance découlait de la baisse de la production pétrolière que la bonne tenue du secteur hors pétrole n'a pu compenser. Malgré ce constat, l'activité économique nationale devrait maintenir son dynamisme. Il se dégage ainsi que la vigueur des investissements publics et privés ainsi que des exportations de pétrole et de bois, en constitueraient les principaux moteurs.

Le comité monétaire et financier, qui se penche sur la situation monétaire large du Congo à fin 2011, a noté une croissance de la masse monétaire affermie de 34,5%. Outre l'évolution de la conjoncture économique nationale, l'environnement international a été examiné au cours de cette session ordinaire. Le Conseil a confirmé le ralentissement de l'économie mondiale en 2011. Un retard constaté du fait de la gravité des problèmes budgétaires dans la zone euro. « Le niveau élevé des prix des matières premières, le séisme survenu au Japon et les tensions sociopolitiques observées dans le monde arabe ont constitué autant de contraintes à la relance économique », précise un communiqué publié à cette occasion.

En sus, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2011 est ressortie à 3,8%, contre 5,1% en 2010. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l'expansion économique mondiale devrait enregistrer un nouveau repli à 3,3% en 2012.

Une poursuite de la consolidation des banques congolaises
Le comité a enregistré la bonne tenue pour 2011, des cours des principales matières premières exportées par le pays, tenant compte de la forte demande asiatique et des perturbations de l'offre. Ainsi, le prix du baril de pétrole a atteint 104,2 dollars en moyenne annuelle, contre 90 dollars en prévision initiale. Le comité estime qu'en 2012, ces cours resteront fermes.
 
Quant au Conseil national de crédit, il a constaté la poursuite de la consolidation de l'activité des banques congolaises à fin décembre 2011. Les dépôts bancaires, constitués à 87,5% des dépôts à vue, se sont accrus de 48,6% pour s'établir à 1389,4 milliards. Les crédits bruts à la clientèle ont connu un bond de 43,5% sur la période, se chiffrant à 544,3 milliards.

Ces crédits ont bénéficié essentiellement au secteur privé productif. Par ailleurs, le Conseil a noté avec « satisfaction » la poursuite de l'amélioration de l'activité des banques congolaises fin 2011. Il s'est réjoui de l'affermissement de la situation financière et prudentielle de la quasi-totalité des banques congolaises. « Les fonds propres nets de six banques sur sept, sont conformes aux dispositions réglementaires ».

Cependant, certaines normes prudentielles édictées par la Commission bancaire n'étant pas respectées, le Conseil a exhorté les établissements qui n'ont pas encore honoré la totalité des normes, à se conformer à la réglementation. Il s'est félicité de l'installation au Congo d'un nouvel établissement de crédit.

Notons que les deux réunions ont été présidées par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, Gilbert Ondongo, en présence du gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.

                              Par Jrang An@go.

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