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mercredi 7 mars 2012

Parc national d'Odzala Kokoua : African Parks Network travaillera sous le label de la fondation Odzala Kokoua

L'Organisation non gouvernementale African Parks Network (APN) est libre d'entreprendre en toute quiétude et assurance l'ensemble des activités qui lui sont autorisées sur le territoire national 
Le président exécutif de l'ONG internationale, Peter Fearnhead, a signé le 7 mars à Brazzaville, conjointement avec le ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, Rigobert Maboundou, les onze pages des statuts de la Fondation Odzala Kokoua (FOK).

Ainsi, le signataire congolais a souligné que les documents paraphés mettaient définitivement un terme à la phase intérimaire de ses organes dont le comité intérimaire et l'unité opérationnelle. Ces deux entités ont été mises en place depuis le 1er septembre 2010. Par conséquent, la FOK est autorisée à assurer la gestion du parc à travers ses organes : l'assemblée générale, le conseil d'administration et l'unité de gestion.

Cette entité d'utilité publique découle du partenariat public-privé signé entre APN et le gouvernement, d'une durée de 25 ans, pour la gestion et le financement durable du Parc national Odzala Kokoua (Pnok). Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la recherche permanente de solutions pour la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles. « Cette signature intervenant juste deux mois après celle de l'Accord de siège entre le ministère des Affaires étrangères et l'APN, consacre la série des engagements et des garanties accordée par le gouvernement à son partenaire », a indiqué Rigobert Maboundou.

Au regard de la nouvelle organisation, les cadres dirigeants du parc et les agents de maîtrise seront retirés. Ceux qui le souhaiteraient devront se soumettre au recrutement sur la base d'un test. Aussi, le ministère de l'Économie forestière réitère son engagement de poursuivre la liquidation progressive des arriérés de salaire des éco gardes, en fonction de la disponibilité des fonds.

« Le travail à accomplir, pour faire du Pnok et de sa fondation, un des fleurons de la conservation du continent africain, est colossal. Cette tâche nécessitera un support important du gouvernement mais aussi de l'ensemble des institutions et partenaires qui se sont engagés dans le processus », a déclaré Peter Fearnhead.

Selon le ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, la diversification, la modernisation et l'industrialisation de l'économie congolaise passent pour l'économie forestière par la valorisation de la biodiversité congolaise.

Par ailleurs, pour y parvenir, il a dégagé la nécessité de l'appui scientifique, technique et financier d'un partenaire expérimenté, en matière de conservation, de lutte anti-braconnage, de monitoring et de suivi écologique. « Il s'agit en somme de promouvoir l'économie verte en inscrivant concrètement le pays dans la lutte contre les changements climatiques et les émissions des gaz à effet de serre », a résumé Rigobert Maboundou.

Notons que la fondation est régie par les dispositions de la loi de 1901, relative aux associations et confessions religieuses. Les statuts signés comptent 20 articles et sont présentés consécutivement en français et en anglais. Soulignons enfin que les signataires ne sont pas restés insensibles face à la tragédie que traverse le Congo et qui a choqué le peuple entier. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes du drame survenu le 4 mars.
Nancy France Loutoumba 

                             Par Jrang An@go.

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