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dimanche 5 février 2012

Afrique centrale : les ministres en charge de l'artisanat créent une plate-forme de concertation

L'institution a été mise en place à l'issue de la 5e conférence des pays membres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l'artisanat africain (Codepa), tenue le 3 février au Congo


La plate-forme aura pour objectif d'élaborer et de mettre en œuvre une politique appropriée en matière d'artisanat, sous forme de la conférence des ministres de l'Artisanat de l'Afrique centrale (Comarac).

Les assises ont été placées sous la direction de la ministre congolaise des Petites et Moyennes Entreprises et de l'Artisanat, Adélaïde Mougany. Le coup d'envoi des travaux de la conférence a été donné par le ministre d'État, coordonnateur du Pôle économique, ministre de l'Économie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l'Intégration, Pierre Moussa. On a noté aussi la présence de la doyenne du corps diplomatique, Marie Charlotte Fayanga, quelques ambassadeurs accrédités au Congo, ainsi que les secrétaires généraux de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac).

Peu avant, les ministres en charge de l'artisanat et le secrétaire général adjoint de la Ceeac, Roger Tchougui, ont tenu une réunion conjointe pour s'accorder sur la mise en place de la Comarac. « Cette démarche intègre bien les préoccupations de nos plus hautes autorités qui ont mis en place la Cemac et la Ceeac, pour concrétiser leur volonté politique d'intégration », a précisé Adélaïde Mougany.
 
Après avoir fait l'historique de l'institution, le secrétaire général adjoint de la Ceeac a, dans son allocution, parler des différents problèmes qui entravent le développement de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises, notamment la faiblesse du cadre institutionnel et réglementaire, le système de financement inapproprié, la faiblesse des qualifications en marketing, qualité, communication, l'insuffisance des actions de promotion commerciale et des informations sur le secteur.

Le Cameroun prend la tête du Codepa

Le ministre camerounais des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Économie sociale et de l'Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, succède à son homologue congolais, Adélaïde Mougany, qui a dirigé l'institution pendant deux ans. Le nouveau président en exercice du Codepa a tout d'abord adressé ses remerciements au chef de l'État congolais, Denis Sassou Nguesso, pour « toutes les commodités, la sollicitude qu'il a toujours manifesté à l'endroit des réunions du Codepa qui se sont tenues à Brazzaville ».

Puis il s'est adressé « particulièrement » à sa « collègue », sa « sœur » et ministre sortante qui s'est déployée « avec effort, persévérance, patience, méthode et brio » à mettre sur les rail les deux recommandations essentielles qui lui avaient été données au cours du mandat qui lui a été confié à Yaoundé en janvier 2010, c'est-à-dire : « Faire tout pour arrimer le Codepa au niveau des instances de l'Union africaine, permettre à la sous-région d'avoir des relations fluides avec le Codepa et les organisations sous-régionales que sont la Cemac et la Ceeac, et permettre plus tard à toutes les autres sous-régions africaines d'entrer dans le même processus. »
Au total, quatorze délégations (Madagascar, Tchad, Cameroun, Mali, Niger, Burundi, Gabon, RDC, Mauritanie, Côte d'Ivoire, Guinée, Conakry, Burkina Faso, Algérie). ont effectué le déplacement à Brazzaville.

La cérémonie de clôture a été ponctuée par la visite du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, où les délégations étrangères sont allées admirer le talent des artisans congolais à travers une exposition d'œuvres d'art. 

                               Par Jrang An@go.

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