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samedi 11 février 2012

Rio+20 : les jeunes, fer de lance dans la lutte contre le réchauffement climatique

La jeunesse a été longuement évoquée à l'occasion du forum francophone préparatoire de Rio+20, le 8 février à Lyon, et lors de la conférence de presse, où a été rappelée la responsabilité des pays occidentaux dans la pollution de l'environnement 

Les intervenants ont rappelé que si nous voulions vivre dans un monde sain et durable, il était important de protéger l'environnement des actions destructrices de l'homme et, en parallèle, de disposer d'une éthique de responsabilité. Ils ont déploré les promesses non tenues en matière de protection de l'environnement, et le laxisme envers les pollueurs. Ils ont souhaité que soit appliqué le principe « pollueur-payeur » pour protéger la planète de la convoitise des industriels occidentaux : une sorte de dédommagement économique aux responsables des atteintes à l'environnement.

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a insisté sur la dimension éducative, « vitale et nécessaire », envers les jeunes pour la préservation de l'environnement et le développement durable. Il a notamment évoqué des campagnes de communication sur Internet et les réseaux sociaux.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, berceau de la Francophonie, a rappelé la place qui avait été accordée à la jeunesse lors du forum international de janvier dernier, à Niamey, sur le thème « Jeunesse et emplois verts ». Il s'agissait de mutualiser les expériences en vue d'apporter une « contribution originale et inestimable » à la conférence de Rio+20, qui se tiendra au Brésil, en juin prochain. Des propositions concrètes ont été élaborées sur la solidarité internationale et intergénérationnelle, visant la promotion et le développement des emplois accessibles aux couches sociales les plus vulnérables et les plus touchées par le chômage : les jeunes.

Mahamadou Issoufou a souligné que cette initiative témoignait de leur « sens de la responsabilité » et qu'ils étaient « conscients que la dégradation de l'environnement [prenait] de l'ampleur ». Il leur a promis son soutien. Outre cet engagement, il a rappelé avoir inscrit dans son programme de gouvernance des actions destinées à la promotion des jeunes, « fer de lance de tout développement ».

Le président congolais Denis Sassou N'Guesso, président en exercice de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale et porte-parole de l'Afrique à Rio+20, a relevé qu'aucun changement significatif ne pouvait se faire sans la jeunesse, principale concernée par l'avenir du monde et de la planète, « flambeau de la justice et du partage ». Selon lui, le développement durable appelle un changement de comportement face au changement climatique, à la perte de la biodiversité et à toutes les autres menaces. Il a regretté que peu de promesses aient été tenues, mais a salué la prise de conscience « que la planète est en danger ».
 
Il a appelé à la transformation des mentalités par les jeunes, à l'école et au sein des familles, pour sauvegarder la planète propre et « favoriser un nouvel humanisme permettant à tous les habitants de la terre de se nourrir, de se vêtir, d'être en bonne santé », souhaitant la reconnaissance de chacun envers la terre « qui nous offre notre nourriture ». « Les enfants et les adolescents doivent le comprendre dès leur plus jeune âge », a-t-il insisté, pour éviter que ne disparaisse toute « trace de civilisation ». Si « le progrès a réussi à améliorer le bien-être, le frein a été oublié », a-t-il regretté, avant d'appeler à se ressaisir.

Il a cité l'exemple du Congo, où une directive impose d'avoir dans chaque école un jardin pour initier les jeunes « à s'occuper et à respecter la nature », et a promis de faire entrer l'environnement dans l'enseignement. Il a lancé un appel aux jeunes à la vigilance, à la lucidité, au courage, à de nouveaux comportements et à une « nouvelle culture ». « Il faut que les jeunes gens aient le courage d'aller à l'idéal et de comprendre le réel », a-t-il souligné. Il a également évoqué le programme national de reboisement et de reforestation, qui prévoit, sur une période de dix ans, un million d'hectares de plantations forestières au Congo.

Denis Sassou N'Guesso s'est félicité que la bonne nouvelle vienne de l'Afrique, « en première ligne vers les chemins nouveaux », notamment le bassin du Congo, qui a abrité le premier sommet des trois plus grands bassins du monde en juin 2011. Selon lui, Rio est une occasion supplémentaire de permettre à l'humanité de placer le développement durable au cœur des priorités de l'Afrique, « unie et parlant d'une seule voix ». Il a plaidé pour des soutiens financiers et matériels de la communauté internationale.

                               Par Jrang An@go. 

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