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jeudi 23 février 2012

Échanges culturels : les écrivains américains apprécient la littérature congolaise

Photo : écrivains congolais, américains et étudiants ayant participé aux ateliers d'écriture



La littérature congolaise a donné la preuve de sa vigueur au cours des ateliers d'écriture qui se sont déroulés du 20 au 22 février à Brazzaville
Une séance d'échanges détendus a clôturé ces journées dans les jardins du ministère de la Culture et des Arts. Les écrivains américains Annie Finch, Laird Hunt, Sheryl St. Germain, Christopher Merril et Natasa Durovcova ont eu l'occasion de se faire découvrir et de rencontrer les écrivains congolais dont ils apprécient le talent.

Parmi ces derniers, on a noté la présence d'Émile Gankama, Gérard Yongo, Jean-François Obémbé, Martial de Paul Ikounga, Eugénie Opou, Raoul Nkassa, Léopold Pindy Mamansono, Parfaite Mfouo, Sauve Gérard Ngoma-Malanda, et le responsable des Éditions Hemar, le professeur Mukala Kadima Nzuzi.

L'auteur de La ville aux âmes ivres, Émile Gankama, constatant l'universalité de la littérature, a regretté les problèmes d'édition en Afrique, et particulièrement au Congo, où sommeillent de nombreux ouvrages. « J'espère que la rencontre d'aujourd'hui sera l'occasion de mettre un pont entre les États-Unis et le Congo. Si nous ne sommes pas traduits en anglais, il n'est pas évident de nous lire aux États-Unis », a-t-il déclaré.

Pour la coordonnatrice de ces ateliers, Natasa Durovcova, il s'agit d'une orientation que doit prendre le ministère des Affaires étrangères. « La culture américaine est mal représentée dans le monde. On nous a demandé d'aller à la rencontre du monde littéraire extérieur, et nous sommes venus vous entendre. Nous sommes convaincus qu'il y a beaucoup de talents dans la littérature congolaise. Nous allons maintenir le contact avec les écrivains congolais, pour promouvoir la littérature congolaise dans la littérature mondiale », a poursuivi l'éditrice américaine.

« J'espère que l'ambassade des États-Unis continuera à promouvoir les échanges culturels entre les deux pays », a souhaité le conseiller aux affaires publiques de l'ambassade des États-Unis, Wesley Jeffers. Une démarche appréciée par les étudiants de la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université Marien-Ngouabi de Brazzaville qui ont participé aux ateliers. Pour Cleve Ledin Doumangoayi, étudiant en littérature et langue française, cette expérience a été enrichissante. « Nous ne faisons rien de semblable à la fac. Aujourd'hui, nous réalisons qu'écrire est une bonne chose », a-t-il estimé.

Rappelons que l'ambassade des États-Unis, en partenariat avec les ministères congolais de la Culture et des Arts, de l'Éducation civique et de la Jeunesse, est à l'origine de ces ateliers d'écriture. Une expérience dont il faut tirer profit, a souhaité la directrice générale du Livre et de la Lecture publique, Emma Mireille Opa. « Nous souhaitons que ces rencontres se fassent dans l'ensemble de notre pays afin d'affermir l'essor de la littérature et de la culture », a-t-elle conclu.

                             Par Jrang An@go.

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