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lundi 6 février 2012

Intégration : l'Union africaine favorable à la mise en place d'une zone de libre-échange à l'échelle continentale à l'horizon 2017

Les États membres de l'Union africaine (UA) ont avalisé, la semaine dernière à Addis-Abeba (Éthiopie), le projet d'une zone de libre-échange allant du Cap au Caire, à l'issue de la première réunion de l'ère post-Kadhafi

Cette zone de libre-échange à l'échelle continentale sera mise en place à l'horizon 2017. Les participants sont convaincus que le renforcement des relations économiques permettra de réduire la pauvreté, créer des emplois, favoriser un développement économique durable et une meilleure intégration du continent dans l'économie mondiale. Quelques réserves ont été toutefois émises quant à l'échéance de 2017, compte tenu des défis que rencontre le commerce intra-africain, notamment l'insuffisance des infrastructures.

En marge du dix-huitième sommet de l'UA, le vice-président de la Commission, Erastus Mwencha, a déclaré qu'il espérait voir le commerce intra-africain doubler d'ici vingt ans, dès lors que la feuille de route et le plan d'action seront mis en œuvre.

Pour le président tanzanien, Jakaya Kiwete, l'avenir de cette zone de libre-échange continentale nécessite la mise en place d'un marché commun ouvert sur l'ensemble du continent, du Caire au Cap.
 
En dépit de la multitude des conférences et des accords, le commerce intra-africain n'a représenté en 2010 que 12% du volume des échanges, selon la Banque africaine de développement. La zone de libre-échange proposée permettrait de doubler le volume du commerce intérieur, pour le porter à 25% d'ici dix ans.

La vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, Obiageli Ezekwesili, estime que si le commerce intra-africain augmentait, les États africains éviteraient l'impact de la crise de la zone euro, qui entraîne un risque de réduction de la croissance économique du continent. Elle a souligné que les partenaires traditionnels de l'Afrique seraient affectés par les implications de cette crise qui réduira les transferts d'argent, le commerce et le tourisme. 

                                Par Jrang An@go.

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