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mercredi 22 février 2012

Réseau panafricain des journalistes : le rôle des médias au centre des journées scientifiques à Brazzaville

« Le rôle des médias dans la gouvernance démocratique en Afrique » est le thème retenu pour les premières rencontres du Réseau panafricain des journalistes, ouvertes par le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Jacques Banangadzala

Le réseau tient ses assises du 22 au 25 février, en prélude à la cérémonie des Oscars de la presse congolaise. Participent à cette rencontre le représentant de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation la science et la culture (Unesco) au Congo, Abdouramane Diallo ; le conseiller du ministre de la Communication, Ludovic Miyouna ; les représentants des pays membres du réseau (le Sénégal, le Tchad, le Cameroun, le Rwanda, le Gabon, la Guinée Conakry, la République démocratique du Congo et le Congo, pays hôte), ainsi que d'autres responsables.

Lors de la première journée, le directeur général de Radio Nostalgie au Gabon, Jean-Pascal Ndong, et le président des journées scientifiques, Guy Noël Sam'Ovhey Panquima, ont pris la parole.

Jean-Pascal Ndong a axé sa communication sur la responsabilité des gouvernants, des patrons de groupes de presse, la société civile, les instances de régulations et les journalistes eux-mêmes. Selon lui, il est important que les gouvernants accordent des fonds à la presse écrite. Le journaliste doit se sentir libre dans l'exercice de sa profession et bénéficier d'une bonne rémunération. Il a, par ailleurs, souligné le manque de médiation de la part des instances de régulation et le nombre insuffisant d'émissions portant sur des sujets touchant au quotidien.

Lors de la séance de questions/réponses, les interventions se sont focalisées sur l'indépendance économique des journalistes en Afrique, la question des subventions de l'État et la responsabilité des médias publics et privés dans la restitution des faits. 

Pour Jean-Pascal Ndong et Guy Noël Sam'Ovhey Panquima, la faiblesse économique de l'Afrique ne doit pas être un obstacle à un travail de journalisme sérieux. Le « quatrième pouvoir » qui leur est attribué ne se décrète pas : il n'est pas inscrit dans des textes mais il est moral et peut s'exercer. Selon eux, les professionnels de l'information doivent dissocier journalisme et propagande. L'appartenance aux médias publics et privés n'a rien à voir avec le traitement de l'information, car les lois et la déontologie du journalisme sont les mêmes.

Notons qu'à l'ouverture des travaux, le président du Réseau panafricain des journalistes, Adrien Wayi Lewy, a dressé le bilan de l'année écoulée et a indiqué que 2012 serait consacrée au développement des contacts avec d'autres confrères.

Le représentant de l'Unesco au Congo, Abdouramane Diallo, a, pour sa part, dégagé les priorités pour l'organisation de l'information et de la communication : la promotion de la liberté d'expression et d'information ainsi que le développement des capacités de communication et d'information pour assurer l'accès universel au savoir.

                               Par Jrang An@go.

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