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mercredi 22 février 2012

Mali : suspense sur la tenue de l'élection présidentielle le 29 avril

Le report des élections générales prévues le 29 avril commence à être évoqué par certains leaders politiques maliens

La situation de tension, notamment dans le nord du pays, compromet l'organisation du scrutin. De plus, le fichier électoral fait l'objet de contestations par une grande partie de l'opposition.

Comme au Sénégal, le report des élections risque de créer un vide constitutionnel, le mandat du président actuel, Amadou Toumani Touré, prenant fin le 8 juin 2012. La Constitution malienne a prévu la vacance du pouvoir uniquement lorsque le président est empêché de façon temporaire de remplir ses fonctions ou lorsqu'il y existe un empêchement absolu ou définitif, incluant la mort. Dans ce cas, il revient au président de l'Assemblée nationale d'assurer l'intérim de la présidence et d'organiser l'élection d'un nouveau président dans les quarante jours. Le cas de figure d'un report du scrutin présidentiel n'est pas prévu et serait inédit. Si tel était le cas, il reviendrait alors à la classe politique malienne de trouver un accord consensuel et inventif pour éviter la prolongation du mandat du président sortant.
 
Le projet d'une grande conférence sur la sécurité a été évoqué récemment, lors du mini-sommet de l'Union africaine (UA) au Bénin. Elle réunirait les chefs d'État des pays riverains de la bande sahélienne et pourrait être élargie à l'UA et à l'Union européenne.

L'urgence est d'obtenir un cessez-le-feu au nord du Mali entre les rebelles touaregs et l'armée malienne avant la mi-mars pour que se tienne l'élection présidentielle du 29 avril. Une délégation des pays de la sous-région est présente sur le terrain pour discuter avec tous les acteurs impliqués. Le président en exercice de l'UA, Thomas Yayi Boni, a confirmé la tenue prochaine d'une conférence pour trouver une solution à l'insécurité dans l'espace Sahara-Sahel en général et plus particulièrement pour « consolider l'État malien dans son intégrité ».

L'ex-membre de la rébellion du 23 mai, Mahmoud Ag Aghali, président du bureau politique du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a appelé la communauté internationale à faire pression sur le Mali pour accorder à l'Azawad son indépendance. Il nie toute accointance avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Donnez-nous l'indépendance et vous verrez : ce sera la fin d'Aqmi, des enlèvements d'Occidentaux et du trafic de drogue », a-t-il déclaré.

L'élection du 29 avril dépendra peut-être beaucoup plus de la qualité des négociations sur le terrain avec les Touaregs, d'une part, et l'opposition, d'autre part, que d'une grande conférence régionale. 

                               Par Jrang An@go.

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