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jeudi 23 février 2012

Santé : le projet qualité des produits sanguins lancé à Pointe-Noire

Photo 1 : La tribune officielle lors du lancement du projet qualité du sang.     Photo 2 : Amelia Ondia Bokilo, directrice générale du Centre national de transfusion sanguine, expliquant le projet à l'auditoire.


Amelia Ondia Bokilo, directrice générale du Centre national de transfusion sanguine, a lancé le 22 février à l'hôpital général Adolphe-Sicé de Pointe-Noire, le projet qualité du Centre interdépartemental de transfusion sanguine. Un projet qui bénéficie du partenariat de Plasmaprime, une société de conseil et de formation spécialisée dans le domaine de la transfusion sanguine

Initié par le gouvernement congolais avec l'appui de différents partenaires, le projet qualité des produits sanguins va durer trois ans flexibles. Son but est de faire acquérir aux différents centres de transfusion sanguine du pays, des nouvelles connaissances en la matière afin de rehausser le niveau actuel des prestations de services dans les centres. Apporter les informations nécessaires en vue d'une bonne pratique de transfusion, permet d'assurer une formation adéquate des agents et de les initier aux outils modernes de l'informatique. « En constatant les différents écarts par rapport à la conformité et aux normes internationales, notre démarche consiste à lever toutes ces non conformités relevées dans les centres de Pointe-Noire, Brazzaville et dans les autres centres du pays », a indiqué Amelia Ondia Bokilo.


Ce projet sera exécuté en trois ans minimum, en fonction de la motivation des équipes constituées et des moyens affectés pour son aboutissement, sans oublier les écueils éventuels rencontrés tout au long du parcours. « Au Congo, il n'y a aucun cadre réglementaire qui fixe les compétences d'une personne habilitée à valider l'acte transfusionnel, sauf pour la qualification du sang où il est clairement dit que le sang doit être sécurisé. Pour ce qui est des ressources humaines, il y a aujourd'hui des textes réglementaires qui nous permettent de fixer les fonctions et qualités des techniciens du Centre national de transfusion sanguine, qui sont parmi les mieux formés du pays. Ce sont des techniciens supérieurs de laboratoire formés par la faculté des sciences de la santé. Avec les médecins du centre, ils vont bénéficier de cette formation supplémentaire pour améliorer leur rendement », a-t-elle ajouté.

Selon Arnaud Nguyen-Hong, directeur général de Plasmaprime, les innombrables non conformités rendent la tâche difficile. « Nous devons travailler davantage et trouver des solutions à ces non conformités afin de surmonter ces obstacles et d'arriver à la certification », a-t-il prévenu. En partageant l'expérience sénégalaise, Madieye Gueye, directeur de Plasmaprime Sénégal, a insisté sur la nécessité d'avoir un technicien ou un biologiste pour certifier le sang. « Il faut un personnel qualifié, compétent et formé, pour décider en toute responsabilité sur la conformité du produit. Au Sénégal, les actes de biologie médicale sont validés par un biologiste qui peut être un pharmacien ou un chirurgien nanti d'une certaine qualification et capable de valider les analyses », a affirmé Madieye Gueye.
 
La société Plasmaprime qui va accompagner les agents des centres de transfusion sanguine pendant trois ans, a entre autres objectifs : assurer la sécurité optimale des produits sanguins issus des dons de sang nationaux ; et accroître le nombre de dons bénévoles et volontaires collectés. Cette société forme également les personnels des pays partenaires aux bonnes pratiques de transfusion sanguine.
Hervé Brice Mampouya

                              Par Jrang An@go.

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