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jeudi 12 janvier 2012

Énergie : 110 kilovolts de capacité énergétique pour Djambala

Le chef-lieu des Plateaux utilisera provisoirement la moitié de la capacité de la ligne haute tension de 220 kilovolts, la consommation de la ville ne dépassant pas 300 kilowatts


Le coordonnateur du projet d'Imboulou, Léon Ibovi, l'a confirmé le 10 janvier au ministre de l'Énergie et de l'hydraulique, Henri Ossebi, à l'occasion de la connexion de Djambala au barrage d'Imboulou via le poste de Ngo sur une distance de 123 kilomètres. Le poste de Djambala est prévu pour transformer la tension de 110 kilovolts en 30 kilovolts pour l'alimentation de la ville. 

Henri Ossebi et le délégué général des Grands Travaux, Jean-Jacques Bouya, ont conjointement eu des entretiens téléphoniques avec des techniciens d'Imboulou et du poste de Ngo, pour s'assurer de l'origine du courant. La ligne haute tension est isolée en 220 kilovolts en tenant compte de l'extension du réseau vers d'autres localités comme Zanaga, Sibiti et Loudima, en allant vers le Gabon. Cette tension pourra alimenter la ville et les industries qui naîtront dans la contrée agropastorale. 

« Nous avons aussi une réserve importante qui nous permettra de connecter d'autres localités. Il y a 40 ans, c'était un rêve impossible ; aujourd'hui, c'est possible », s'est réjoui le ministre.

Après l'électricité, l'eau et la route...

Pour le ministre délégué chargé de l'Aménagement du territoire et de l'Intégration, Josué Rodrigue Ngouonimba, présent à la cérémonie, l'arrivée de l'électricité à Djambala devrait redynamiser le tissu économique

.« On peut vivre [à Djambala] comme à Brazzaville. Avec le courant, nous pouvons affirmer qu'il y aura le développement », a déclaré un député de Djambala. 

La population, qui s'était rendue massivement au poste de transformation haute tension de Djambala, était émerveillée de voir les habitations éclairées en plein jour. Pendant longtemps, la fourniture en courant électrique était irrégulière. Les générateurs existants fonctionnaient insuffisamment, environ quatre heures par jour ou quatre fois par semaine. Les commerçants se réjouissent de ne plus avoir à dépenser pour le carburant, dont le litre coûte 1 500 FCFA. 

« Le problème du courant étant réglé, nous espérons que les autorités se pencheront sur les problèmes d'approvisionnement en eau et sur la route », a souligné un habitant. 

D'autres localités attendent

Le poste de Djambala subira encore quelques travaux de génie civil durant six mois, qui, selon Léon Ibovi, n'auront pas d'incidence sur la fourniture de l'électricité.

« L'électricité a manqué pendant plusieurs années. Pour la partie nord du Congo, les centres étaient pour la plupart alimentés par des générateurs électriques obsolètes. L'électricité est une exigence de la modernité. [...] Le boulevard énergétique n'est plus un rêve : 800 kilomètres de lignes ont été ajoutés en 3 ans ! », s'est-il réjoui.
 
Pour la partie septentrionale, réalisée par China Machine Export Equipment, Djambala clôt la première étape des sept postes de transformation (Djiri, Ngo, Gamboma, Boundji, Oyo, Owando, Djambala) du réseau de transport associé à Imboulou. Autour d'Imboulou, la zone est constituée de Mpouya, Ngabé, Mbê, Ignoni, Mpoumako, Ignoni-Falaise, Ignoni-Plateaux, Mboka Léfini, Mbouabé Léfini et Imvouba.

Les études sont en cours pour le branchement des villes de Makoua, Lékana, Ongoni, Abala, etc. Les prospections sont faites ; les dossiers se trouvent déjà à la coordination technique des Grands Travaux pour les appels d'offres.
 
Notons que le directeur général de la Société nationale d'électricité, Albert Camille Pella, ses collaborateurs, des élus locaux et d'autres invités ont assisté au lancement de la distribution d'électricité à Djambala. 

                                 Par Jrang An@go.

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