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vendredi 6 janvier 2012

Médias : La Nouvelle République enlisée dans une crise qui perdure

Photos : Le bâtiment principal de La Nouvelle République.



En cessation de parution depuis trois mois déjà, l'hebdomadaire gouvernemental semble chercher en vain comment sortir d'une conjoncture morose

La dernière publication du journal remonte au 14 octobre dernier, et les locaux du groupe de presse situés dans l'enceinte de l'Imprimerie nationale, près du lycée français Saint-Exupéry, semblent désertés.
 
Les héritiers de Théophraste Renaudot, autrefois volontaristes dans leur mission d'informer, sont désormais las des promesses non tenues quant à la parution du journal, qui leur paraît de plus en plus hypothétique. Le manque de crédits de fonctionnement, motif apparemment essentiel de la crise qui perdure à La Nouvelle République, semble avoir eu raison de la volonté des quelques centaines d'agents.


Les initiatives ne manquent pourtant pas pour essayer de sauver l'unique périodique gouvernemental. L'une d'elles, entreprise le 10 novembre dernier par les directeurs centraux de la maison, n'a pas produit les résultats escomptés. Jean Célestin M'Boma, Paul Etou et Lazare Tsoua, respectivement directeur administratif et financier, directeur commercial et directeur technique, avaient alors obtenu du directeur général par intérim, Godefroy Yombi, la tenue d'une réunion.
La rencontre ne semble pas avoir été un modèle de convivialité. D'après le compte rendu dont la copie nous est parvenue, les trois directeurs centraux se sont essentiellement préoccupés de tirer à boulets rouges sur leur supérieur hiérarchique. Godefroy Yombi a été pris à partie, accusé notamment d'abus de pouvoir et de gestion chaotique, de mal animer la structure et d'y entretenir un climat malsain.

Des accusations qu'a bien évidemment rejetées l'intéressé. Avec beaucoup de philosophie, il a rappelé en substance à ses collaborateurs que « nul n'est parfait ici-bas », que leurs propositions étaient par ailleurs toujours les bienvenues pour sortir le journal du gouffre. Souhaitons que l'État veuille bien donner du sang neuf à cet instrument utile au combat pour la modernisation et le développement de notre nation...

                                    Par Jrang An@go. 

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