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vendredi 13 janvier 2012

ONU : Jacob Zuma dénonce le diktat des pays occidentaux en Lybie et plaide pour une coordination avec l'Union africaine

Le président sud-africain a critiqué l'intervention militaire autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU en Libye et le refus de prendre en compte le plan de paix proposé par l'Union africaine (UA)


Lors de son intervention le 12 janvier à la tribune des Nations unies, à New York, le président sud-africain Jacob Zuma, président en exercice de l'UA, s'est exprimé sur l'intervention des pays occidentaux en Libye, regrettant que le Conseil de sécurité ait privilégié la force à la médiation de l'organisation continentale.

« Le plan de l'Union africaine a été complètement ignoré au profit de bombardements des forces de l'Otan en Libye. Les conséquences des actions menées en Libye au nom du Conseil de sécurité de l'ONU ont maintenant débordé sur d'autres pays de la région », a-t-il déclaré, à l'occasion du vote d'une résolution visant à améliorer les relations entre le Conseil de sécurité et l'UA dans les crises continentales. Jacob Zuma intervenait dans l'objectif d'examiner les moyens de renforcer la cohésion sur les plans stratégique et politique entre l'ONU et l'UA, en particulier dans les domaines de la prévention de la médiation.
Selon le représentant du Togo, « la diplomatie préventive est la plus rentable de toutes les opérations de maintien de la paix. Parce qu'elle est moins chère et qu'elle permet d'éviter le recours aux armes, elle devrait être privilégiée. » Le Conseil de sécurité s'est déclaré résolu à prendre des mesures efficaces pour resserrer les relations entre l'ONU et l'UA, conformément au chapitre VIII de la Charte.
 
Dans ces domaines, le niveau de coopération entre les deux organisations a suscité des critiques s'agissant, par exemple, de la Libye ou de la Côte d'Ivoire. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a reconnu des divergences : « C'est naturel [pour] des organisations avec un mandat et des perspectives différentes. Ce qui importe, c'est la manière dont nous gérons ces différences et dont nous travaillons ensemble », a-t-il déclaré, appelant à « plus de souplesse et de créativité face à des situations complexes qui exigent une action conjointe ».
 
Le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, a demandé de son côté au Conseil de sécurité d'approuver « le concept stratégique pour les futures opérations de la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) » adopté le 5 janvier par l'organisation. Il a plaidé pour l'accélération de la mise en œuvre du Programme décennal ONU-UA de renforcement des capacités de l'UA et a mis l'accent sur la nécessité « de rendre prévisible, durable et souple le financement des organisations régionales lorsqu'elles entreprennent des missions de maintien de la paix sous mandats des Nations unies ».
 
La représentante permanente des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a souligné que si le Conseil de sécurité était amené à agir, c'est parce que l'UA était parfois trop lente à prendre des décisions. Elle a demandé au secrétaire général de l'ONU de procéder à une analyse des enseignements tirés de l'Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (Minuad) et de l'Amisom afin d'améliorer la coordination. 

                                    Par Jrang An@go.

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