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jeudi 26 janvier 2012

Union africaine : le 18e sommet placé sous le signe de la promotion du commerce intra-africain

Le dix-huitième sommet de l'Union africaine (UA), qui s'est ouvert le 23 janvier à Addis-Abeba (Éthiopie) et réunit le comité des représentants permanents, se tient cette année sur le thème : « Promouvoir le commerce intra-africain ». 

Une problématique autour de laquelle les dirigeants africains évoqueront sans doute une nouvelle fois les enjeux de l'intégration continentale qui passe, on le suppose, par le renforcement des ensembles sous-régionaux à travers la construction d'infrastructures de communication et la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens à l'intérieur du continent.

Les chefs d'État, qui se réuniront à leur tour les 29 et 30 janvier, associeront à ce thème principal l'élection des membres de la Commission de l'union, à commencer par le président et le vice-président. Deux candidats sont en lice pour la présidence : le Gabonais Jean Ping, président sortant, et la Sud-Africaine Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, actuelle ministre de l'Intérieur de ce pays. Pas d'enjeux en revanche pour le poste de vice-président du fait que son titulaire, Erastus J.O. Mwencha Kin, de nationalité kenyane, n'a pas de concurrent.
 
La situation est bien différente pour l'élection par le Conseil exécutif de l'UA des huit commissaires respectivement en charge de la paix et de la sécurité ; des affaires politiques ; des infrastructures et de l'énergie ; des affaires sociales ; des ressources humaines, science et technologie ; du commerce et industrie ; de l'économie rurale et de l'agriculture ; et enfin, des affaires économiques. Vingt-cinq candidatures ont en effet été retenues pour ces fonctions.

Le sommet d'Addis-Abeba élira également dix membres du Conseil de paix et de sécurité de l'union. Cette instance est composée de quinze membres, dont cinq sont élus pour un mandat de trois ans (pour assurer la continuité de l'institution), et les dix autres pour dix ans. Ici également, en dehors des pays bénéficiant d'un mandat de trois ans (Guinée équatoriale, Kenya, Libye, Zimbabwe et Nigeria), treize autres sont candidats. On note l'Égypte, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, Djibouti, l'Érythrée, l'Éthiopie, la Tanzanie, l'Ouganda, le Congo, le Cameroun, l'Angola et le Lesotho.
 
Outre ce programme établi, les chefs d'État se pencheront certainement sur les crises qui secouent plusieurs pays et des régions entières du continent. On pourrait citer, à titre d'exemple, les violences en cours actuellement au Nigeria, la situation en Somalie, les tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud, l'instabilité en Libye, la montée des violences au Burundi et même au Rwanda, les attaques terroristes imputées à Al-Qaïda au Maghreb, la résurgence des rébellions au Mali. Ils pourront dans le même temps évoquer les élections en République démocratique du Congo et dans d'autres pays, à l'origine de tensions entre pouvoirs et opposition.

Le sommet d'Addis-Abeba accueillera aussi les nouveaux dirigeants issus du Printemps arabe, en particulier ceux de la Libye, de l'Égypte et de la Tunisie. Il consacrera comme à l'accoutumée l'élection du nouveau président de l'organisation parmi les chefs d'État présents. Après l'Afrique centrale et le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema M'Bazogo, ce sera au tour de l'Afrique de l'Ouest de prendre la relève pour les douze prochains mois. Le Congo sera représenté à ces assises par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, qui quittera Brazzaville le 28 janvier. 

                                 Par Jrang An@go

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