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mardi 31 janvier 2012

Police : près de vingt braqueurs arrêtés à Brazzaville

Photo : Les armes avec lesquelles les braqueurs opèrent.


Ces jeunes, qui opéraient avec des armes blanches, sont pour la plupart des ressortissants de la RDC

Suspectés d'être les auteurs d'un nouveau phénomène de braquage, communément appelé « Kuluna » et qui tirerait son origine de la République démocratique du Congo (RDC), ces malfaiteurs procèdent depuis deux semaines à des braquages dans des lieux isolés. Ils utilisent des machettes, des couteaux et des haches pour opérer leurs sales besognes. Lorsqu'ils rencontrent des personnes sur leur chemin, ils les assomment avec leurs instruments pour mieux les dépouiller. Arrivés à Brazzaville par le fleuve Congo et de façon illégale, ils ne détiennent aucune pièce pouvant justifier de leur identité.

Les services de police ont mis la main sur certains d'entre eux il y a quelques jours alors qu'ils opéraient à Moungali et à Poto-Poto. Le porte-parole de la police, le colonel Jean Eive Alakoua, les a présentés à la presse le 31 janvier au commissariat central de Brazzaville. Au nombre de 19, ces derniers ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés. « Depuis deux semaines des plaintes fusent dans nos quartiers particulièrement à Poto-Poto et à Moungali au sujet de la présence d'individus dangereux qui posent des actes odieux et choquent la morale. Cela a créé un climat d'insécurité et de mal vivre chez les citoyens. Ils utilisent des armes blanches en pleine journée, sans foi ni loi, et s'attaquent à n'importe qui, procédant à la dépouille, au racket et même à des violences physiques sur ces individus », a précisé Jean Eive Alakoua.
 
Le porte-parole de la police a, par ailleurs, demandé aux citoyens d'apporter leur contribution en dénonçant ces malfaiteurs auprès de la police. Pour ceux qui les hébergent, Jean Eive Alakoua a averti qu'ils subiront les mêmes peines pour complicité. « Ce sont des gens qui vivent en groupe et en nombre dans des parcelles qui sont celles des gens. Les citoyens doivent les dénoncer et rapporter les informations aux services de police car la sécurité est l'affaire de tout le monde », a averti Jean Eive Alakoua, assurant la disponibilité de la police à coopérer avec les citoyens.

La police contrôle les bicyclettes

Une autre opération que la police a également lancée à Brazzaville depuis quelques jours concerne le contrôle des motocycles couramment appelés « Djakarta ». Après un délai de plus de 6 mois donné par la direction générale des transports terrestres, les propriétaires de ces motos sont tenus désormais d'avoir un casque pour se protéger en cas d'accident. La police procède également à la vérification de la carte grise et de l'assurance. Tous ceux qui se retrouvent en infraction sont conduits au commissariat central pour payer leurs contraventions. « Nous interpellons tous les motocycles car désormais il n'est plus autorisé de conduire un motocycle sans casque, sans carte grise et sans assurance », a conclu Jean Eive Alakoua.
Tiras Andang

                                 Par Jrang An@go.

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